· Un rapport du HCDH fustige la gestion des droits de l’Homme
· Benaissa dénonce le caractère complaisant et partial du rapport «VIOLATION des libertés, utilisation de la force de manière disproportionnée par les autorités marocaines»… le dernier rapport du Haut commissariat des Nations unies aux droits de l’Homme (HCDH), torpille le Maroc dans un document transmis aux trois parties prenantes du conflit, le 15 septembre dernier. Révélé par le quotidien Le Monde (livraison du 7 octobre), ce rapport a suscité une vive réaction du gouvernement marocain. Le ministre des Affaires étrangères, Mohamed Benaïssa, le qualifie de «partial et complaisant» à l’égard de l’Algérie et du Polisario. Dans une lettre adressée à Louise Arbour, haut commissaire aux Droits de l’Homme, Benaïssa souligne que «le gouvernement du Maroc n’acquiesce ni à la teneur foncièrement partiale de ce rapport, ni à sa démarche ouvertement complaisante à l’égard des autres parties ni à ses recommandations foncièrement politiques». «Ce rapport pèche par sa violation des termes de référence de la mission d’une démarche manifestement partiale de l’échec probant de son objectif premier qui est de rassembler des données pertinentes dans le domaine des droits de l’Homme dans la région», souligne le ministre. Ce rapport d’une quinzaine de pages est le fruit d’une mission du HCDH effectuée du 15 au 23 mai à Rabat, Laayoune et à Tindouf, puis le 19 juin à Alger, a confirmé un porte-parole du comité. Le rapport recommande que «le droit à l’autodétermination pour le peuple du Sahara soit assuré et mis en oeuvre sans attendre, car presque toutes les violations des droits de l’Homme se nourrissent de ce droit fondamental». Il est à noter que le Maroc s’apprête à proposer prochainement à l’ONU un projet d’une «large automnie «pour le Sahara dans le cadre de la souveraineté maocaine». En outre, le rapport contient des témoignages à charge contre le Maroc sur l’usage de la torture. Pour Benaïssa, «les violations présumées évoquées dans le rapport et qui seraient intervenues sont absolument erronées. Aucun effort de vérification n’a été réalisé quant à des allégations de violation commises dans les camps de Tindouf». A Alger, poursuit le ministre, la mission s’est limitée à noter la déclaration de non responsabilité de l’Algérie et a réaffirmé un principe fondateur du droit humanitaire, en l’occurrence sa responsabilité internationale en tant que pays d’asile. S’agissant des recommandations du rapport, Mohamed Benaïssa, déclare qu’elles sont prématurées, car la mission reste inachevée, et ce, pour avoir failli à Tindouf et démissionné à Alger. Il en conclut que «les recommandations sont inopportunes tant que les investigations supplémentaires demandées dans les camps de Tindouf n’ont pas été satisfaites et tant que l’Algérie persiste à rejeter sa responsabilité internationale pour les violations du droit humanitaire international commises sur son sol»,, affirme-t-il. Mohamed Benaïssa appelle le Haut commissariat aux droits de l’Homme à «entreprendre toutes les démarches qu’il jugera nécessaire pour rétablir ce rapport dans ses impératifs d’impartialité et d’équilibre. Il doit refléter fidèlement l’évolution de la situation droits de l’Homme aussi bien dans les provinces du sud du royaume qu’à Tindouf et en Algérie», conclut-il.